Le développement durable au Foyer de vie du CYPRESSAT

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Le développement durable au Foyer de vie du CYPRESSAT


Le foyer du Cypressat est engagé depuis de nombreuses années  dans une réflexion autour du développement durable. L’objectif est de réduire l’impact environnemental lié au fonctionnement ordinaire de l’établissement. L’esprit  de la démarche s’appuie sur  la légende du colibri (légende qui a inspiré le mouvement « les colibris » de Pierre RAHBI).

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! « Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

La philosophie  du colibri, c’est être convaincu  que la goutte d’eau peut faire déborder le vase ou être à l’origine d’un grand  fleuve… Mais aussi et surtout qu’il n’y a pas de système. Il y a simplement des choix que chacun de nous fait ou ne fait pas. Aussi, plutôt que de pester contre les pollueurs qui ont pris leurs voitures pour aller travailler le matin, provoquant ainsi un embouteillage, il est utile de se rappeler que l’on a soi-même pris sa voiture et que l’on participe à cet embouteillage.

Dès l’ouverture du foyer en 2009, un certain nombre de professionnels avaient fait part de leur intérêt pour cette démarche. L’animatrice socioculturelle avait ainsi (par exemple) animé des ateliers de sensibilisation au tri des déchets auprès des usagers. Des visites de centres de recyclage et notamment du centre ASTRIA de Bègles avaient été organisées pour que les bénéficiaires comprennent mieux ce que deviennent leurs déchets une fois collectés.

Fort de cet engagement initial, l’établissement a poursuivi ses efforts dans 4 domaines : Les économies d’eau, la réduction des gaz à effet de serre, les déchets,  la biodiversité.


Les économies d’eau

Tous les robinets sont équipés de mousseurs. Les chasses d’eau à double flux équipent toutes les chambres. Des pommeaux de douche à faible consommation vont progressivement remplacer les anciennes pommes de douche. L’arrosage des espaces verts est utilisé au minimum et se fait au   goutte à goutte. Les utilisateurs ont été sensibilisés aux économies d’eau.


Réduction des gaz à effet de serre

Le bâtiment  est classé Haute Qualité environnementale et l’isolation est performante. Des panneaux solaires ont été installés en 2017 pour le chauffage de l’eau sanitaire ce qui a permis de réduire les consommations de gaz. Deux véhicules  diesel ont été remplacés par 2 véhicules électriques plus adaptés aux petits trajets du quotidien. Les achats privilégient   les produits  locaux, durables et responsables.


Les déchets

Nous avons déjà essayé de réduire le volume de déchets produits : Gestion précise des effectifs repas, élaboration des menus avec les résidents pour éviter le gaspillage alimentaire, compostage des déchets alimentaires, remplacement des essuies mains jetables par du textile lavable, remplacement des gobelets jetables par des éco cups, remplacement des bouteilles plastiques par des gourdes. Nous avons ensuite travaillé pour améliorer le tri sélectif.

La chambre de commerce et d’industrie interviendra en 2020 pour nous aider à structurer notre réflexion et affiner les plans d’action.


La biodiversité

Le site du Foyer du Cypressat présente actuellement un intérêt certain d’un point de vue biodiversité. Il est favorablement situé au sein de la trame verte de la rive droite, et se trouve à la frange de la tache urbaine de Bordeaux.

On y trouve plusieurs types d’habitats (bâti, boisements, espaces de type proches des parcs et jardins), ce qui est la condition de base pour avoir une diversité d’espèces sur site. Chacun de ces habitats montre des qualités certaines : certaines zones enherbées sont laissées sans être fauchées, les bâtiments présentent de nombreux recoins et quelques anfractuosités, la strate arbustive compte une haie champêtre et des zones de ronces ou la présence de lierre ou de sureau, etc.

Le site est labellisé « refuge LPO» par la ligue de protection des oiseaux. De nombreuses espèces y ont été recensées : bergeronnettes, corneilles, étourneaux, fauvettes à tête noire, geais, grimpereaux, hirondelles, mésanges, milans, moineaux, pies, pigeons, pouillots véloces, roitelets, rougegorge, rouge queue, sitelles, tourterelles.


Conclusion

Même si beaucoup d’actions  ont été entreprises, nous  sommes conscients que nous avons encore beaucoup de choses à faire pour nous engager dans une réelle démarche d’amélioration qui dépasse le greenwashing.

Ces actions, même si elles sont parfois  symboliques et peut être  insuffisantes au regard des enjeux réels, participent à une mobilisation nécessaire pour sauvegarder notre planète.  Il n’est pas trop tard. Et ça commence par chacun d’entre nous. Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde !

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